Pomme de terre : thermonébulisation optimisée, conservation réussie !

L’interdiction du CIPC a constitué un défi majeur pour la conservation de la Pomme de terre. L’application d’antigerminatif est une étape cruciale : de nouvelles molécules, et de nouvelles pratiques peuvent aider à réussir cette étape critique. Le point sur la thermonébulisation, qui constitue à ce jour la meilleure solution pour du stockage long, toute destination. 

 

 

Qu’est-ce que la thermonébulisation ?  

La thermonébulisation consiste à appliquer les produits sous la forme d’un brouillard de gouttelettes de quelques microns de diamètre et à le diffuser dans le stockage via la ventilation interne du bâtiment. Le bâtiment doit disposer d’une très bonne étanchéité pour éviter les pertes de produits vers l’extérieur. Celui-ci doit être distribué au cœur du tas, de manière homogène. Aussi, un réseau de gaines adaptées à la pomme de terre doit être en place, permettant d’assurer une ventilation en circuit fermé, par intermittence au cours de l’application. Le produit doit être appliqué sur des tubercules parfaitement secs et cicatrisés.

Thermonebulisation ajustement de la temperature

La bonne température de thermonébulisation dépend du produit retenu et va de 180 à 300°C: l’application se fait avec un brouillard sec, sans risquer une inflammation. Attention au risque d’incendie

 

Concrètement, comment ça se passe ?

Le bâtiment doit disposer d’une très bonne étanchéité pour éviter les pertes de produits vers l’extérieur.

Le produit doit être distribué au cœur du tas de manière homogène. Aussi, un réseau de gaines adapté à la pomme de terre doit être en place, permettant d’assurer une ventilation en circuit fermé par intermittence au cours de l’application.

Le produit doit être appliqué sur des tubercules parfaitement secs et cicatrisés.

Pomme de terre thermonebulisation

A gauche, témoin non traité. A droite, pomme de terre traitée avec huile d’orange (4 jours après thermo nébulisation)
 

Avec quelles molécules ?

Il existe 3 produits homologués et alternatives au CIPC :

  • le 1,4 DMN, un retardateur de germination
  • l’huile essentielle d’orange
  • l’huile de menthe

Ce dernier est proscrit par de nombreux acheteurs, car il donne une forte odeur de menthe à la pomme de terre.

A chacun d’entre eux ses caractéristiques.

Le 1,4 DMN est thermonébulisable à la dose de 20 ml/t. Le produit agit comme un retardateur de démarrage de la germination. Il doit donc être appliqué suffisamment tôt après la rentrée des pommes de terre dans le bâtiment de stockage pour garantir une efficacité maximale, et nécessite d’approcher une température de 320°C lors de la thermonébulisation. Il faut veiller à respecter un maximum de 6 applications par an et un délai après traitement de 30 jours pour la commercialisation des tubercules traités.

L’Argos est un produit d’origine naturelle composée presqu’exclusivement d’huile essentielle d’orange. Il s’applique par thermonébulisation directement dans le bâtiment de stockage. La dose d’application unitaire est de 100 ml par tonne de tubercules stockés. Elle doit être régulièrement renouvelée en cours de conservation, dès que de nouveaux germes apparaissent au bout de quelques semaines, avec un délai d’au moins trois semaines entre deux traitements et un maximum de 9 applications par an. Le délai après traitement est de 3 jours pour la commercialisation, et la bonne température de thermonébulisation se situe aux alentours de 180°C.

La prestation de service proposée par Noriap 

La région La Flandre dispose de l’expertise pomme de terre pour la coopérative Noriap. Un expert : Régis Goussen, assure la prestation thermonébulisation à façon pour le compte des producteurs intéressés. Dès cette campagne, un accompagnement complet est proposé pour permettre de gérer de manière optimale la conservation longue durée des pommes de terre : celui-ci démarre du conseil aux champs, jusqu’à la fourniture et l’application à façon des antigerminatifs les plus appropriés, adaptés aux variétés de pommes de terre et aux calendriers de livraison, en passant par le diagnostic.

La fourchette de prix pour la prestation de thermonébulisation peut aller de 5 à 20 €/ tonne de marchandises, et dépend du nombre de traitement. Par contre le retour sur investissement est évident car sans conservation, pas de commercialisation…

Un expert, Régis Goussen, vous accompagne depuis cet automne 2021. Déjà responsable du triage à façon, Régis possède une grande expérience dans le domaine de la Prestation de service et une parfaite connaissance de la Pomme de terre acquise en tant que Conseiller pendant plus de 20 ans chez nous.

preparation du volume produit thermonebulisation

Préparation du volume de produit par Régis. 

 

Chiffres clés

La Thermo, à ce jour, c’est :

  • 170000 tonnes de pommes de terre traitées.
  • 250 interventions en bâtiments chez 130 agriculteurs.

Témoignage

EARL Philippe et Françoise Lescaillet

« Un service global et sécurisant »

 

Agriculteurs dans la vallée de la Lys (Erquinghem-Lys, 59), Philippe et Françoise Lescaillet sont producteurs de pomme de terre depuis 3 générations.

« Face au retrait du CIPC, il a fallu nous adapter très vite afin de continuer à assurer un stockage long pour nos pommes de terre : notre commercialisation s’étend parfois jusqu’en juillet pour les dernières. En confiant la thermonébulisation de mes pommes de terre à La Flandre, j’ai pu apprécier le service global proposé par celle-ci : diagnostic et conseils pour l’aménagement du bâtiment, qualité des interventions de l’opérateur, Régis Goussen, suivi régulier de l’évolution de la conservation des pommes de terre au bâtiment par notre technico-commercial, Olivier Ley.

A ce jour, sur variété Fontane, une seule intervention avec du 1.4 DMN a été nécessaire, après une application en végétation d’hydrazide maléique le 20 juillet. Une prochaine intervention avec Huile d’orange (Argos) est programmée. C’est sécurisant. La conservation est une étape clé pour ne pas mettre en péril notre campagne de production ».

 

Malgré un contexte très tendu en disponibilités produits, toutes les prestations ont pu être réalisées ! N’hésitez plus.

 

Pour plus de renseignement sur les démarches : 

{{cta(’09de4e5f-c55a-4f40-a221-0a4d51ccbbde’)}}

 

Les plus lus

Articles les plus consultés
  • Chrononutrition : l’expertise Novial pour les élevages de pondeuses
    En février 2026, les équipes de Novial ont échangé avec les éleveurs de poules pondeuses lors de réunions techniques dédiées aux enjeux majeurs de la filière : évolution réglementaire liée à la salmonelle, performance et persistance de ponte, management du matériel de volière et valorisation des céréales produites à la ferme. Les experts ont présenté la chrononutrition qui permet des économies d’aliments. Un sujet innovant qui va se développer sur le terrain avec les nouveaux bâtiments de poules pondeuses.
  • Enguerrand Heu : le pari de la diversification en maraîchage et vente directe
    Installé à Sommereux, dans l’Oise, Enguerran Heu poursuit une tradition familiale de maraîchage, notamment la culture de fraises qui perdure depuis plus de 40 ans. À la tête d’une ferme de polyculture-élevage depuis 8 ans, il a su faire évoluer l'exploitation en développant un atelier maraîcher structuré et ambitieux, complété par une organisation tournée vers la vente directe à la ferme. Cette évolution, à la fois ancrée dans son attachement au terroir et guidée par sa passion du métier, répond aux enjeux actuels de diversification et de proximité avec les consommateurs, tout en valorisant des produits sains et locaux. 
  • Avec TRANSITIONS, « adapter mon exploitation aux réalités climatiques »
    Sur la SCEA du Clercy, à Goderville (76), Frédéric Malo a choisi d’engager l’ensemble de son exploitation dans le programme TRANSITIONS. Son objectif n’est pas de modifier à la marge ses pratiques, mais d’adapter son système pour continuer à produire durablement, sécuriser sa ferme face aux aléas climatiques, renforcer sa résilience agronomique et répondre aux attentes de son territoire. Son engagement s’inscrit dans une réflexion de fond sur l’avenir de son exploitation.  
  • Les reliquats azotés : apporter la bonne dose au bon endroit
    Avant la reprise de végétation, connaître le reliquat azoté de ses parcelles est un levier essentiel pour piloter efficacement la fertilisation azotée des cultures. Outil d’aide à la décision incontournable, il permet d’ajuster la dose d’azote au plus près des besoins des cultures, tout en conciliant performance économique et enjeux environnementaux.
  • La transformation pour mieux valoriser le lait
    Installée en GAEC avec son mari dans le Pays de Caux, en Seine-Maritime, Ingrid Guillebert incarne une agriculture diversifiée. Entre élevage laitier, grandes cultures et transformation à la ferme, elle a construit un projet ancré dans son territoire et porté par une vraie envie de donner du sens à son métier.

Ces articles peuvent vous intéresser

  • Agriculture biologique
  • Agriculture connectée
  • Agriculture de conservation
  • Agriculture de précision
  • Agriculture régénérative
  • Agronomie
  • Apiculture
  • Bonnes pratiques - Réglementation
  • En vidéo
  • Energie
  • Filières agricoles et débouchés
  • Génétique
  • Gestion d'exploitation
  • Méthanisation
  • Nutrition et bien-être animal
  • RSE
  • Santé du végétal
  • Vie coopérative
  • Vie d'Agri
  • Vie du Groupe

Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux